Mgr Thibault Verny nommé à la Commission pontificale pour la protection des mineurs

Le 5 juillet 2025, le pape Léon XIV a nommé Mgr Thibault Verny,
archevêque de Chambéry, de Tarentaise et de Maurienne, à la présidence
de la Commission pontificale pour la protection des mineurs, succédant
ainsi au cardinal américain Sean O’Malley. Cette transition intervient alors
que le cardinal O’Malley, président depuis la création de la commission par
le pape François en 2014, a atteint la limite d’âge fixée par le Vatican.
Cette nomination marque une nouvelle étape dans l’engagement de
l’Église pour la prévention et l’accompagnement des victimes.
Mgr Thibault Verny a été Président du Conseil de prévention et de lutte
contre la pédophilie de la Conférence épiscopale jusqu’au mois de juin
dernier. Au sein du diocèse de Paris d’abord, puis de la conférence des
évêques, Mgr Thibault Verny a participé activement à la lutte contre les
abus dans l’Église, consacrant son temps à l’écoute et l’accompagnement
des victimes ainsi qu’à la nécessaire interaction avec les autorités civiles
et judiciaires.

Mgr Verny a exprimé son « humilité, reconnaissance et détermination »
face à la confiance que lui accorde le pape Léon XIV. Il affirme également
sa volonté « d’aider l’Église à devenir toujours plus vigilante, responsable
et compatissante dans sa mission de protection des personnes les plus
vulnérables parmi nous. » En ce sens, Mgr Verny entend poursuivre le
travail de son prédécesseur, le cardinal américain Sean O’Malley avec
lequel il a plusieurs fois eu l’occasion de collaborer, pour enraciner une
culture de la protection des personnes vulnérables. Il souhaite renforcer la
coopération internationale et la mise en réseau des initiatives de
protection.

« La Commission n’est pas là pour se substituer aux structures locales et
aux conférences épiscopales. Il s’agit de sensibiliser dans les différents
pays les différentes Conférence épiscopale, les différentes congrégations
religieuses, sur l’écoute et l’accompagnement spécifiques des personnes
victimes. Au sein de la de la Commission pour la protection des mineurs.
Il est décisif qu’il y ait des personnes victimes, des parents de personnes
victimes qui apportent leur expérience irremplaçable. Il me semble que
c’est toute une mentalité, une culture, qu’il faut que l’on continue
d’imprimer au sein des Églises, pour qu’il y ait un état d’esprit de
protection des mineurs qui devienne naturel, que ce soit au sein de
l’Église, au sein des familles et aussi au sein de la société. »

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